Maison de l'I.N.R.

 

 

 Encore une maquette qui faisait la fierté de Papa !

La maquette a été faite dans l’atelier de la rue de l’Orient..

 

 

 Le 20 septembre 2013 ,  Monsieur Bovy , urbaniste à la commune d’Ixelles, me fait parvenir un passage du texte sur l'INR, "texte qui est loin d'être définitif " .

Merci Monsieur Bovy !

 

Le 14 février 1933, le Conseil communal d’Ixelles vend à l’I. N.R. un terrain de près d’un demi hectare, situé à front de la place Sainte-Croix et des rues Alphonse Dewitte et du Belvédère. Il est occupé, entre autres immeubles, par La MaisonBlanche, nouvelle enseigne de la brasserie Spagniën. La cession est assortie de deux conditions : la Commune aura à approuver les plans de façade adoptés par l’Institut ; elle se réserve en outre la faculté de « faire exécuter les édifices adjacents et complétant le bâtiment de l’I.N.R., entre ce bâtiment et la chaussée de Boondael…suivant des plans de façade en harmonie avec l’architecture de ladite construction » Cette dernière stipulation est dûment transcrite dans le règlement du concours qui est organisé.

L’épreuve s’ouvre le 22 février 1933. Le jury se compose d’administrateurs de l’Institut, de techniciens, parmi lesquels l’ingénieur Raymond Braillard et deux confrères de la British Broadcasting Corporation (B.B.C.), des architectes Victor Horta et Jean Baptiste Dewin, ainsi que d’Emile Vinck, en sa qualité d’Echevin des Travaux de la Commune d’Ixelles. Aucun des quarante projets introduits n’est jugé conforme aux attentes sur le plan de la production du son.

 

Une seconde épreuve est organisée durant l’automne qui suit. Pas plus que la première, elle ne comporte d’indication de nature architecturale et esthétique ; cependant, l’accent est mis, par le biais d’un cahier des charges détaillé, sur la performance acoustique des différents studios. A cette occasion, Raymond Braillard définit le concept de l’ensemble comme une « usine à sons avec une intensité et une complexité d’exploitation que ne connaissent ni les théâtres, ni les salles de concert, ni les cinémas »

A la quasi-unanimité, c’est le projet présenté par Joseph Diongre qui est retenu, de préférence à ceux d’autres concurrents, parmi lesquels les architectes Adrien et Yvan Blomme, Charles Van Nueten Quertainmont, … Ixelles délivre le permis d’urbanisme, avec pour seule imposition la présence de commerces au rez-de-chaussée, en vue de renforcer l’attractivité du complexe.

 

En 1935, le sculpteur Angelo Fabre réalise, à la demande des promoteurs du projet, une série de maquettes en plâtre dans le but de visualiser l’ensemble dans le paysage urbain ; prenant la suite de son père, ce sculpteur décorateur d’origine française s’était spécialisé dans ce type de travaux à finalité promotionnelle.

 

La même année, l’entreprise est adjugée aux Ets René Gillion et Fils ; le 3 novembre, Paul-Henri Spaak, ministre des P.T.T., en pose la première pierre. La Maison de la Radio est progressivement mise en service le 25 juillet 1938 ; dans l’intervalle, la vallée retentit du battage des pieux Franki, comme lors de la construction du Résidence Palace à la rue de la Loi, une dizaine d’années auparavant.

 

En janvier 2012, nos cousins de Boistfort nous invitent à une visite guidée de la Maison de la Radio , sous la conduite d’Isabelle Dubuisson . Merci !!

Voir les photos couleur ci-dessous.

 

03 juillet 2016