Mes instantanés à la Côte belge de 1925 à 1968

Photos de professionnels et d'amateurs.

 

Pour le professionnel,le principe était le même que pour les photos de ville : le photographe se promenait à la plage ou dans les terres et photographiait les vacanciers .

Quelques jours plus tard la photo était à la disposition du public .

Suivent les photos "amateurs" et "professionnels" mélangées. 

Vu leur nombre,je les place en 3 parties : 

1-de 1917 à 1932., c'est à peu près l'entre-deux guerres.

2-de 1945 à 1955, c'est l'après-guerre.

3-de 1960 à 1968.c'est notre jeunesse et nos enfants petits.

Toutes ces photos ont une âme , je les aime beaucoup ! 

 

Elles proviennent de nos familles et de nos amis.

 

24 12 2016.

11 03 2020.

1917 à 1932.

1945 à 1955

 

 

1960-1968

 

En 1960 , nous passons nos vacances à Bredene avec nos deux premiers enfants.

Nadine vient d'avoir 2 ans . Son petit frère Michel a 9 mois . 

Nous sommes en septembre, le temps est relativement doux . 

Nous avons loué une cabine sur la plage , ce qui nous permet d'y laisser divers objets. 

Il est à peu près midi , c'est marée basse et même très basse : l'eau s'est retirée jusque tout au bout du brise lames. 

Nous décidons de nourrir Michel avant nous :  je prépare son repas  et Gustave profite de ce moment de calme  pour aller se baigner "puisque je suis à jeun" .

Assise au fond de la cabine je vois la plage et surveille la grande sœur qui joue gentiment . La vie est belle !

Je suis dérangée dans ma rêverie par un cri horrible :"c'est quelqu'un qui se noie" .

Il fait calme , de jeunes allemands bavardent nous loin de nous .

Il me faut quelques secondes à peine  pour comprendre que ce ne peut être que Gustave qui se trouve en perdition .

Michel se retrouve dans son landau, Je laisse là Nadine avec son petit frère et galope jusqu'au brise-lames.

Je ne le vois pas : "il est sans doute de l'autre côté". j'arrive à l'endroit où il faut vraiment escalader les roches .

Au bord de l'eau quelques personnes (bien intentionnées?) me disent "c'est inutile , il n'est plus là".

Je poursuis mon escalade et le vois : un zombie sortant de l'eau , j'arrive auprès de lui , le soutiens,et l'assieds sur le sable . Après quelques minutes son estomac bondit , il remet des saletés , des algues ?

C'est alors que ces mêmes personnes , assistant au spectacle, me disent (pour m'encourager? ) :"c'est pas malin d'aller dans l'eau après le repas" . . . 

Nous remontons péniblement jusqu'à la cabine . Il se couche sur le sable .

Les jeunes allemands se sont occupés des enfants : MERCI ! 

Quelques minutes plus tard, Gustave est pris de tremblements . Il faut rentrer et aller voir un médecin . 

Tant bien que mal , avec les deux enfants ,nous parcourons la centaine de mètres qui nous sépare de l'entrée de la plage et arrivons au pavillon du photographe "Photo Hall" .Je demande au préposé de m'amener chez un médecin .

Il ne me répond pas, ferme sa boutique et m'aide à placer la petite famille dans sa voiture .

Quelque minutes et quelques soins plus tard, le médecin nous rassure et nous pouvons regagner notre appartement.

Si vous lisez ces lignes , vous les jeunes allemands d'alors et vous Monsieur le préposé au stand Photo Hall , sachez que je pense souvent à vous , à votre gentillesse et votre aide . Je vous dis un tout grand "MERCI", du fond du cœur !